jeudi 25 août 2011

"Kate is not exactly psychologically stable", Orcasound, 08 August 2011

A Canadian and Montreal shot film written and directed by Noel Mitrani (Sur la Trace d’Igor Rizzi) and starring Alexis Bledel formerly of television’s The Gilmore Girls.

Kate Logan (Alexis Bledel) is a young female police officer. She has just joined the police force of a small town in the western part of Canada. Being young and a woman, Kate feels she has plenty to prove. Despite the nature of her job and responsibilities it entails, Kate is not exactly psychologically stable. This instability finally lands her in a lot of hot water.

While on the job one day Kate arrests a man she feels has committed a felony. She believes him to be a rapists that the police in her small town have been looking for. That is a mistake on her part and she becomes concerned that the French insurance executive Benoit Gando (Laurent Lucas - Lemming, In My Skin), who is in Canada from France due to business, might tell her superiors about her error.

Deciding that her only way out of this mess is to seduce Benoit. She sees him later and is successful in bedding him. The two embark in an affair. This is tricky because Benoit is married.

In the midst of this dysfunctional affair, Benoit soon begins to see that his life is never going to be the same again. This is not going to be a fun little fling while away on business for him. A tragic ending is the only way you can see this resolving itself.

This was an interesting role for actress Alexis Bledel to have chosen to take on as she is usually the good girl in whatever she has previously done. The mentally unstable character of Kate certainly is a change for her. Despite having previously been part of a popular television series and some high profile films like “Sisterhood of the Travelling Pants”, Bledel seems very comfortable in this low-budget film. Her look of being a very innocent young woman lent very much to the nature of her messed up in the head character.

An interesting aspect of the story is language. Is it inevitable that when you make a Canadian film English vs. French is always going to crop up? Benoit is a French speaker who finds himself having to live for a short period in an English world. He is not able to express himself in his native tongue. His frustration is palpable. Another layer to this onion of a film.

The film, despite its smallish budget, looks great. Director Mitrani chose to shoot it in 35 mm and the result is a very crisp picture with sharp colours.

By Carey
http://www.orcasound.com/en/index.php/latest-films/10310-the-kate-logan-affair.html

dimanche 21 août 2011

4 critiques de spectateurs, cinemaclock.ca, août 2011

Un film de qualité, intéressant du début à la fin. Mitrani réussit encore à faire de l'excellent cinéma avec des budgets qui méduseraient les producteurs américains.
8/10
sylvie_beaudin@ - première critique
23.8.2011 - âge: 36-49

The Kate Logan Affair - Flyer  2010
Ce film m'a tenue en haleine du début à la fin. Le rhytme est un peu plus lent qu'un thriller américain traditionnel, mais le déroulement est plus inattendu. Je donne un 8.5.
9/10
gearcand@ - première critique
21.8.2011 - âge: 26-35

Emouvant!!! Le film est émouvant!!! L'actrice joue bien son rôle. Elle a vraiment bien jouée. Belle histoire, qui nous rappelle que la vie peut basculer dans un sens comme dans l'autre à tout moment. Le film n'a pas de lenteur. Le suspens est gardé et la fin inattendue. Surprenante même!!! C'est vraiment un bon film avec peu de moyen mais réussi. Les films comme on les aime. Bravo!!! À voir!
7/10
adan.st@ - 7 critiques
15.8.2011 - âge: 36-49 

Vraiment rien d'extraordinaire. Le film commence assez bien et décent dans la stupidité la plus totale aussitôt que les deux personnages principaux se rencontrent. C'est très dommage car Alexis Bledel est quand même bonne dans son rôle même si je ne l'aurais pas prise pour ce rôle si j'étais le directeur de casting. Malheureusement, ce film ne vaut vraiment pas la peine d'être vu, dommage car cela aurait pu être un très bon film.
2/10
dx4ever2006@ - 15 critiques
4.8.2011 - âge: 26-35

samedi 6 août 2011

"Thriller sombre et mystérieux", Canoë, 6 août 2011

Après avoir filmé dans son premier long métrage Sur la trace d’Igor Rizzi l’errance d’un ancien footballeur français au milieu de l’hiver québécois, le cinéaste montréalais d’origine française Noël Mitrani change de registre pour mettre en scène un thriller sombre et mystérieux campé au cœur de l’Ouest canadien.

Tourné en anglais, The Kate Logan Affair (L’affaire Kate Logan, en version française) s’organise autour de la rencontre impromptue entre une jeune policière canadienne (Alexis Bledel) et un homme d’affaires français (Laurent Lucas) de passage pour quelques jours dans une petite ville de l’Ouest canadien.

La policière confondra d’abord le Français avec un criminel recherché. Puis, pour s’excuser de sa bévue, elle l’invitera à prendre un verre le soir même. Le rendez-vous se terminera au lit, même si Monsieur est marié.

Jusqu’ici, rien de bien troublant, donc. Mais les choses se compliqueront encore plus le lendemain, lors d’un second rendez-vous qui se terminera plus tôt et qui plongera les deux amants dans une cavale rocambolesque.

«Au départ, j’avais très envie de raconter l’histoire d’une jeune policière et surtout de raconter l’histoire d’une jeune policière immature, explique Noël Mitrani en entrevue.

«Parce que je trouve que c’est quelque chose qui me manque au cinéma. Je trouve qu’on a toujours affaire à des personnages qui sont, soit adolescents et qui sont donc dans l’immaturité et l’illogique de l’adolescence, soit adultes et responsables. Mais il y a une toute petite période de la vie qui peut durer quelques mois seulement où on a fini d’être un adolescent, et on est en train de commencer à aller vers l’âge adulte. Pour moi, personnellement, ç’a été une période très forte. C’est comme quelque chose qui se passe dans notre tête.

Et comme une policière est par définition une personne qui a une grosse responsabilité, je trouvais ça intéressant de mettre en scène une jeune policière immature pour créer un conflit entre sa fonction et ce qu’elle est en tant que personne.»

Actrice hollywoodienne

Pour incarner les deux personnages centraux de son histoire, Noël Mitrani a fait appel à son ami et bon complice Laurent Lucas (qui avait aussi joué le rôle principal de Sur la trace d’Igor Rizzi) et à l’actrice hollywoodienne Alexis Bledel, connue pour ses rôles dans les films The Good Guy et The Conspirator et surtout dans la série télé Gilmore Girls.

«J’ai eu un coup de foudre pour cette actrice et, heureusement, elle a eu un coup de foudre pour le scénario, souligne le cinéaste.

«C’est bête à dire, mais c’est cela. Mais il fallait qu’elle ait un coup de foudre sinon le film n’aurait pas pu se faire. On a envoyé le scénario à Hollywood, on avait un agent là-bas. On nous a proposé des actrices que je n’ai pas aimées. Mais quand je l’ai vue, elle, j’ai dit: wow, c’est elle. Elle est très belle, elle a un regard incroyable, et en même temps, elle peut avoir l’air sage.»

«Ce que j’ai aimé chez elle, c’est sa faculté à tenir le personnage de bout en bout et à donner sans cesse l’impression qu’elle est sur la corde raide. Elle a fait un travail extraordinaire.»

Par Maxime Demers
http://fr.canoe.ca/divertissement/cinema/nouvelles/2011/08/04/18511346-jdm.html

vendredi 5 août 2011

"The Kate Logan Affair: solide travail d’acteurs", La Presse, 5 août 2011

Le policier, nous a dit un jour un réalisateur bien connu, est le personnage idéal pour alimenter des histoires tant au cinéma qu’à la télévision ou dans un roman. Pour la simple et excellente raison que le policier marche constamment sur la ligne entre le bien et le mal, la justice et la criminalité. Bref, entre le droit chemin et l’abîme.

The Kate Logan Affair, petit film sans prétention, correspond exactement à cette définition. On y suit l’histoire de Kate Logan (Alexis Bledel), jeune policière canadienne en tout début de carrière qui arrête par erreur Benoît Gando (Laurent Lucas), cadre français d’une importante compagnie d’assurances en congrès au Canada.

Pour s’excuser de sa méprise, Kate invite Benoît à prendre une bière. Ce qui entraîne le couple dans une aventure d’un soir, un passage hautement prévisible. Comme le fait que cette aventure sente le souffre et va mal tourner.


Oui, mais quand et comment ? C’est en répondant à cette question que le réalisateur et scénariste Noël Mitrani nous entraîne dans un dédale de rebondissements qui nous tiennent en haleine. Le tout, pimenté de quelques détours quasi burlesques, étonnantes ruptures de ton qui s’insèrent dans le film sans pour autant en casser le rythme.

Mitrani a su maîtriser les ressorts de son scénario. Et ce, même si on sent tout au long de la projection que son film a été réalisé avec un budget bien modeste. Et même si on est agacé par un certain relâchement avant le dénouement. Ainsi, comment se fait-il qu’un témoin-clé qui a entendu un son suspect n’ait pas noté les autres sons, tout aussi révélateurs ? Et que les enquêteurs de la police n’aient pas été perplexe face aux réponses évasives de leur collègue. Hum... Ici, on y croit un peu moins.

La solide performance des trois acteurs principaux vient toutefois compenser ces faiblesses. Tant Alexis Bledel que Laurent Lucas et Noémie Godin-Vigneault sont très justes dans la peau de leurs personnages. La jeune actrice américaine au regard si distinctif joue parfaitement sur les registres de la manipulation et de la peur.

En entrevue, Noël Mitrani disait avoir gardé une main très serrée sur le scénario afin de proposer un film court qui maintient le spectateur dans l’action. Son thriller psychologique passe en effet très vite.

Par André Duschene

http://moncinema.cyberpresse.ca/nouvelles-et-critiques/critiques/critique-cinema/15270-ithe-kate-logan-affairi-solide-travail-dacteurs.html?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_aujourdhui-sur-cyberpresse_267_accueil_ECRAN1POS1

"Rookie Gone Rogue: The Kate Logan Affair", Montreal Mirror, August 4, 2011

The criminal cop and the stranger in town are but two of many conventions in the second feature from writer/ director Noël Mitrani (Sur la trace d’Igor Rizzi). Frenchman Benoît (Laurent Lucas) is in Canada for a conference. He checks into a Bates-style motel because it makes him feel like he’s “in an American movie.” His dream comes to life, as he’s soon sucked into a Hollywood-style thriller.

Rookie policewoman Kate Logan (Alexis Bledel) mistakes him for a rapist and arrests him; he’s let go once she realizes her mistake. But she spots him later and invites him for a drink. Next thing you know, they’re in bed together. When some flirtatious gunplay results in an accidental discharge (none of that was euphemistic), Kate’s hinted-at psychosis goes into full swing: under her lead, they steal a car and take off from the authorities.

The Rockies make a gorgeous backdrop, and Kate Logan features solid performances. Lucas makes the jump from someone who’s never committed a crime or cheated on his wife to adulterous fugitive—whom we continue to root for—seem natural. Bledel deftly straddles Gilmore Girl and Sin City prostitute here as a crush-addled young woman (Kate says “jerk” and “cool” a lot) with dad­dy issues and a dark side. However, Noémie Godin-Vigneau’s minor role as Benoît’s wife is the most powerfully played character.

Mitrani wrote the film in French, then rewrote it in English. Too bad it seems…translated. The often heavy-handed and predictable script is the weakest link in an otherwise well-put-together genre flick.

By CRYSTAL CHAN
http://www.montrealmirror.com/wp/2011/08/04/weekly-round-up-27/

"Erreur sur la personne", Voir, 4 août 2011

Même s'il reprend les grandes formes du film noir classique et qu'il se dévoile comme un suspense plutôt traditionnel, ce second long métrage de Noël Mitrani (Sur la trace d'Igor Rizzi) s'égare douloureusement de son chemin à mesure que s'accumulent les glissements narratifs et les autres entorses à la logique sur lesquels sa structure repose tristement. Difficile d'en rejeter la faute sur Laurent Lucas (La capture) et Alexis Bledel (Sin City), respectivement le mari fautif et la femme fatale, tellement les décisions farfelues de leurs personnages rendent impossible toute performance minimalement sérieuse et inspirée. Souhaitons l'erreur de parcours, cela, même si la réalisation maniérée et dénuée de tout parti pris esthétique de Mitrani nous chuchote le contraire. Une immense déception.

Par Guillaume Fournier
http://www.voir.ca/publishing/article.aspx?zone=1&section=7&article=77969

"Soyons sérieux...", cinoche.com, 3 août 2011

The Kate Logan Affair est un film ridicule qui atteint des sommets d'imbécilité qui dépassent véritablement l'entendement. Une fois le choc passé, on est encore plus abasourdi; mais que s'est-il passé pour que Noël Mitrani, réalisateur de Sur la trace d'Igor Rizzi, s'intéresse à une histoire aussi ridicule? The Kate Logan Affair raconte les mésaventures d'une policière recrue qui rencontre un jour un vendeur d'assurances en ville pour une conférence et qui, poussée par ses pulsions sexuelles, décide de lui montrer son pistolet, ce qui mène à un accident, puis à une cavale, puis à... Soyons sérieux une minute et remettons un peu d'ordre dans tout ça.

Il faut une panoplie de coïncidences toutes plus forcées les unes que les autres et des personnages profondément débiles pour que l'élément déclencheur du film se mette en place; Benoît dort dans un motel (loin de ses collègues, donc), parce qu'il en a marre du luxe et qu'il veut « se sentir comme dans un film américain »; après une arrestation aléatoire et complètement irresponsable par la policière la plus idiote et irresponsable de l'histoire du cinéma (pratique aussi qu'elle travaille en solo même si c'est une recrue : pas de partenaire, pas de témoin), elle décide d'emmener son arme de service avec elle dans la chambre de motel de son amant marié parce que... le casier de sécurité où elle doit le ranger ne s'ouvre pas; ok, d'accord, c'est poussé un peu mais... est-ce qu'elle n'aurait pas pu retirer le chargeur? Surtout avant de jouer avec?

À partir de là, les événements s'enchaînent et s'avèrent tous plus absurdes les uns que les autres : des policiers incompétents et cabotins au possible, un réceptionniste de motel qui fait une vilaine chute, le fameux truc de faire démarrer une voiture en touchant des fils, le chantage... Les personnages ne cessent de répéter que c'est complètement illogique de fuir la police... et ils ont bien raison. Comment voulez-vous que votre femme apprenne que vous l'avez trompée en lisant un rapport de police dans une petite ville à 10 000 km? Et puis, est-ce vraiment mieux qu'elle apprenne que vous êtes soupçonné d'enlèvement? Il suffit d'un minimum de logique et d'une ou deux secondes de réflexion pour s'éviter un bon lot d'ennuis.

Et de l'ennui, on en retrouve aussi dans la réalisation impersonnelle du film, dans ses dialogues mous et convenus et dans son illustration simpliste de la psychologie de ses personnages (Kate Logan peut mentir, voyez-vous, parce que son père n'est pas mort, il est couché sur le divan). Voilà un film où on peut apprendre que « les voyages d'affaires causent parfois des comportements irrationnels » et dont la morale semble être que tromper sa femme, c'est mal. Et le dernier plan du film, absurde lui aussi, laisse à penser que la crise de la quarantaine, ça pourrait bien vous tuer, même si, selon les calculs, vous devriez vivre jusqu'à 82 ans. Ah, la vie c'est comme ça!

Sans toutes ces coïncidences et ces illogismes, The Kate Logan Affair n'aurait pas existé, parce que son récit n'aurait tout simplement pas eu lieu. Il est donc absolument impossible d'y voir autre chose qu'une suite d'erreurs grossières, peut-être dues à des coupures de budget ou à des scènes supprimées au scénario. Des personnages moindrement intelligents auraient évité cette situation burlesque qui s'empire d'une minute à l'autre. Et si The Kate Logan Affair n'existait pas... on ne s'en porterait que mieux.

Par Karl Filion
http://www.cinoche.com/films/l-affaire-kate-logan/critiques/soyons-serieux.html

"The Kate Logan Affair? Affaire classée", Patwhite, 28 juillet, 2011

Le stéréotype est simple; la jeune policière joue la gentille, l’étranger personnifie le méchant. Que se passe-t-il lorsque les rôles s’inversent? Dans ce cas-çi, ça s’intitule The Kate Logan Affair, un thriller insipide que se joue entre une affair amoureuse et une affaire policière.

L’action se déroule au cœur des rocheuses canadiennes, où la beauté de la forêt, des montagnes et des lacs s’étale à perte de vue. Le décor est splendide, tout comme le casting. Personifiée par Alexis Blendel (Rory de Gilmore Girl), la jeune policière semble avoir un faible pour un français mariée (Laurent Lucas) en voyage d’affaire au Canada. J’appuie sur le mot semble puisque le dénouement houleux du film nous laisse perplexe sur les sentiments de la belle.

Film brillant si on se fie au contenant, il déçoit lorsqu’on s’intéresse au contenu. The Kate Logan Affair tente de donner une leçon où hasard et probabilité sont impliqué, le tout s’éternise sur une chasse à l’homme invraisemblable. On accumule les clichés dont les deux majeurs sont les piliers de l’histoire : le père de famille infidèle, la jeune policière qui veut faire ses preuves.

L’histoire semble déconstruite, le développement s’éternise sans insu… C’est que le coup d’envoi des péripéties aurait pu convenir comme finale alors que la véritable synthèse laisse perplexe. Sans vouloir gâcher la fin, c’est du déjà vu du cinéma sans happy ending.

Oui, le monde n’est pas un conte de fée et puis après? Que nous reste-t-il à la sortie du cinéma?
Définitivement pas le film de l’année, même si c’est bien tourné et bien joué.

Par Véronique Voyer
http://patwhite.com/node/13043

"Bledel is perfectly cast", The Gazette, August 4, 2011

The Kate Logan Affair Rating: 4/5 stars

Canadian and suspenseful aren’t two words that usually go hand-in-hand, but Montrealer Noël Mitrani pulls off quite a coup with The Kate Logan Affair, crafting a gripping drama that is both at once.

In true Canadian fashion, not much happens. But it’s in how he portrays the non-events that Mitrani draws us into his deceptively simple tale of two apparently decent people who get in way over their heads.

The non-action takes place in a small town in the Canadian Midwest LET’’S CHECK THIS TERM – think Fargo, mixed with Corner Gas. Alexis Bledel (Gilmore Girls) is the titular rookie cop. She starts off the film by arresting Benoît Gando (a perfectly inscrutable Laurent Lucas), whom she mistakes for a serial rapist who has been terrorizing the area.

In fact, he’s a French insurance agent in town for a conference. Realizing her error, Logan lets him go. When the two cross paths later that day, she apologizes and invites him out for a drink.

The tension mounts as they begin an affair. Is Gando in fact the rapist? We’re not sure. He calls his wife daily to check in, and keeps to himself at the conference, preferring the anonymity of his roadside motel to the fancy hotel where the others are staying. He does pushups and sit-ups daily. But we are left wondering what goes on behind his cool, occasionally tense exterior.

One night in his room, Logan hands him her service revolver so he can feel what it’s like to hold it. But innocent fun turns serious when he accidentally fires it, causing her to panic. Her fellow officers will soon be on their way, she explains, and her career will be over once it is revealed that she kept her firearm on her with her while off-duty.

The two end up on the run, at her insistence, while she tries to think up “a way out that doesn’t involve me losing my job or you losing your wife.” But the deeper they get, the less clear it is who’s leading whom, and where the real danger lies.

Bledel is perfectly cast, conveying Logan’s insecurities, her attempts to assert herself and, as the film goes on, her steely resolve.

She’s an inexperienced officer who forgets to fill her tires and has a troubled relationship with her bum of a dad. But she takes the lead in her encounters with Gando, pushing her way into his life and prompting the events that lead to the pair’s problems.

Like his two lead actors, Mitrani plays his cards close to his chest. He drops just enough clues to pique our curiosity and play to our fears, while keeping us on the edge of our seat until the film’s disturbing conclusion.

By T’cha Dunlevy, The Gazette, August 4, 2011

"Un film troublant", Quebec spot Media, 5 août 2011, par Manon Monosiet

















cliquer sur l'article pour l'agrandir.


http://www.quebecspot.com/2011/08/the-kate-logan-affair-un-film-troublant-08052011/

"Un goût d'inachevé", Films du Québec, 5 août 2011

Avis aux amateurs de films à suspense et autres polars. The Kate Logan Affair propose une une très bonne première partie durant laquelle une policière restée enfant tisse sa toile autour d'un bel étranger de passage. La denière demie heure du film est hélas trop décevante et mine la qualité du résultat final. Le duo Bledel/Lucas donne vie de manière convaincante à ce couple au destin tragique.

Les prémices du scénario sont intéressantes. Noël Mitrani dresse le portrait d'une femme encore très jeune, qui occupe un poste très important et très grave, celui de policier. Une fonction sociale qui porte en elle une part importante de responsabilité et que l'on s'attend à voir être assumée par une personne forte et exempte de doutes et de faiblesse. Or, on sait que dans la réalité, c'est loin d'être le cas.

À partir de là, Mitrani met donc en scène une femme-enfant ayant un réel déficit de maturité, qui est policière et qui a bien décidé de mettre le grappin sur une séduisant étranger, un peu faible et naïf. Pour occuper le rôle de la policière, l'actrice américaine Alexis Bledel, jeune trentenaire au visage d'enfant s'acquitte très bien de cette tâche.

Elle tisse sa toile autour d'un cadre français en voyage d'affaires, d'abord en le prenant pour un dangereux criminel, mais ensuite, parce qu'elle est attirée par lui. Le tournant de l'histoire et du film survient après que l'homme d'affaires se retrouve pris dans les mailles de la toile de la jeune femme.

En face d'elle, Laurent Lucas, qui s'acquitte de sa tâche de manière convaincante. C'est sur ce duo dépareillé que The Kate Logan Affair tire une grande partie de sa force. Jusque-là, le concept tient la rampe et le film s'avère assez efficace.

La suite est hélas beaucoup plus improbable. Dès le milieu du film, le scénario commence à manquer d'imagination. Un accident bénin à prime abord (il utilise le pistolet qu'elle lui tend et tire une balle dans le mur par erreur) oblige la policière à prendre l'étranger en otage et à l'entraîner dans une folle échappée dont il ne reviendra pas. Le scénario se laisse aller sans direction, les événements ne collent plus entre eux et la fin (l'intervention de la veuve qui cherche à résoudre le mystère) n'est guère convaincante et n'est suffisamment exploitée pour renverser le récit.

Un scénario inégal donc qui laisse un goût d'inachevé et qui nous a fait regretter le bon polar qu'aurait pu être The Kate Logan Affair au vu de sa première heure.

En résumé

Si la première partie du film laisse croire à un thriller maîtrisé, au scénario habile et à l'interprétation tout en nuance, il n'en est pas de même de la seconde moitié, beaucoup plus invraisemblable et nettement moins palpitante. Dommage. The Kate Logan Affair, second long-métrage de Mitrani, laisse un goût d'inachevé et ne confirme qu'à moitié l'essai réussi que constituait Sur la trace d'Igor Rizzi. On attendra donc le troisième long métrage de ce réalisateur talentueux avec impatience.

Par Charles-Henri Ramond

http://filmsquebec.over-blog.com/article-critique-the-kate-logan-affair-80888150.html

"Suspense isn't a one-way street", The Gazette, August 5, 2011

Montreal writer-director Noël Mitrani plays on viewers' preconceptions in his thriller The Kate Logan Affair: 'Each time you think the film is going in one direction, it goes in another'

Noël Mitrani has some theories on suspense. The Montreal writer-director put those theories to the test in the screenplay for his second feature, The Kate Logan Affair, and he passed with flying colours.

Not only did his script garner interest from producers within 48 hours, it also attracted the attention of American actress Alexis Bledel, of Gilmore Girls fame. She signed on to play the lead role of a rookie police officer who gets herself in a pile of trouble.

The film is a slow-burning thriller set in western Canada. Bledel's character has an affair with a mysterious French insurance broker (Laurent Lucas) - whom she initially mistakes for a serial rapist - in town for a conference.

One night, after an unfortunate accident, they find themselves on the run. Where they're running to and who should be afraid of whom aren't revealed until the film's dramatic climax. In between, we get taken for quite a ride.

"They're two people who were not meant to meet," said the Toronto-born, Paris-raised Mitrani, who has called Montreal home for the past six years. "He is from France, she is from Calgary, and when they meet in this small town, it creates something explosive. My intent was to show these two people who work within the system - they're they last people you'd suspect (of deviating from the straight-and-narrow). But two stable people can create instability when they meet."

Mitrani earned a PhD. in history from La Sorbonne before going on to study cinema for two years. While he is an avid history buff, he also brushes up on film by reading biographies of directors and watching one to two movies a day. He used his cinematic acumen to his advantage in crafting The Kate Logan Affair.

"I had fun playing with Hollywood conventions," he said. "I wanted to shoot pretty, slick images, and use the clichés that spectators have in their heads to manipulate them. I took great pleasure (in that). Each time you think the film is going in one direction, it goes in another. When I write a script, I make a point of always surprising people."

Mitrani went to Cannes with his first film, the 1999 short After Shave, set in a suburban supermarket; his 2006 feature debut Sur la trace d'Igor Rizzi won Best Canadian First Feature Film at the Toronto International Film Festival.

The idea for his latest film started with the title character.

"I always dreamed of doing a portrait of a policewoman," he said, "one who is young, immature, inexperienced - but I didn't want it to be obvious. I wanted her to be more than an adolescent, but not yet a woman."

Bledel was immediately drawn to the project by the opportunity to play such a complex character.

"She's so dark," the actress said, in a recent phone interview from her New York home. "I had never played someone who had to be as tough as her, to be a cop and think the way she does. She comes from such a competitive place, trying to prove herself. And she has this underlying anger from her family life . She's sensitive - maybe too sensitive. To make up for it, she has to act tough."

While he gives his actors lots to work with, Mitrani also holds back. One of the great qualities of The Kate Logan Affair is the way in which it draws you in, and strings you along without revealing its intentions. If there is a turning point that foreshadows the film's outcome, Mitrani prefers to keep it a mystery, even to himself.

"As a director, I can't pinpoint a specific moment," he said. "If I do, I kill my work. If I choose a specific moment, it will be obvious because I defined it. So I can't define it. I can only say it's between here and there. All of the people (I know) who have seen the film have identified a different moment - which is perfect. It means the spectator is participating. For me, the best films are where half the film is written in the spectator's imagination."

He credits his approach to ideas gleaned from both Alfred Hitchcock's strategies of suspense and the Coen Brothers's sense of the absurd. But though he thoroughly enjoyed crafting his web of intrigue, he says his film begins and ends with his main character, who embodies his idea that immorality is a fact of life, and evil is not always punished:

"I can do my job to perfection, but it can only work with good actors. When I look at Alexis Bledel - I made a whole film for her character. I love her deeply; she came into my life and she will never leave. She brings me great artistic satisfaction because she expressed something profound in me through her attitude."

The Kate Logan Affair is playing in theatres now.


"Des antihéros frappés par la fatalité", La Presse, 30 juillet 2011

N'est pas Erin Brockovich qui veut.

Ainsi, dans le film The Kate Logan Affair, le personnage de Valérie, dans lequel se glisse la comédienne Noémie Godin-Vigneau, est tout le contraire d'une battante. Heurtée de plein fouet par la malédiction, elle le restera pour toute la vie suggère la finale du long métrage.

«Dans l'écriture de Noël (le réalisateur Mitrani), les personnages sont des antihéros, dit la comédienne en entrevue. Mon personnage de Valérie est frappée par la fatalité. Lorsqu'elle apprend ce qui est arrivé à son mari et surtout ce qu'il a fait, elle est blessée, ne reconnaissant pas, dans la description des événements, l'homme avec qui elle vivait. Mais elle ne cherchera pas à en savoir plus.»

On retrouve également cette attitude chez Benoit (Laurent Lucas) de même que chez les policiers enquêteurs. Leur côté provincial, bon enfant, n'est pas sans rappeler les flics du film Fargo des frères Cohen. Noël Mitrani confirme se sentir proche de l'univers des deux réalisateurs américains. «Ils ont ouvert la porte à l'idée de mêler le drame et la comédie, dit-il. Dans la réalité, c'est pratiquement toujours ce qui survient.»

Lorsque Valérie rencontre Kate Logan, le résultat reste le même. Le face-à-face est gênant, froid, sans lendemain. Atterrée par les faits, Valérie rentrera à Paris retrouver son enfant, inconsolable.

«Elle ne se battra pas pour essayer de comprendre, poursuit l'actrice. Elle est confrontée à la loi et se dit que, oui, il est possible que son mari ait désiré cette jeune femme. Démunie, fataliste, elle va se replier sur ses blessures et ses interrogations.»

Le réalisateur est très heureux du casting de la comédienne qui devait incarner un «personnage bien ancré dans l'establishment». Coiffée et maquillée assez sévèrement, Valérie est une physicienne nucléaire issue visiblement de la bourgeoisie. Pour l'interpréter, Noémie Godin-Vigneau devait prendre l'accent français et parler en anglais. Tout un exercice. «Je parlais avec un accent français dans le film Nouvelle-France, rappelle-t-elle. Mais de parler à la française tout en m'exprimant en anglais, ça devenait ici l'aspect le plus technique du jeu.»

Par André Duschene

http://moncinema.cyberpresse.ca/nouvelles-et-critiques/entrevues/entrevue/15244-noemie-godin-vigneault-des-antiheros-frappes-par-la-fatalite.html

"Un suspense efficace", Cinéfilic, 5 août 2011

Benoît (Laurent Lucas), un Français en visite dans une petite ville canadienne pour un congrès, se fait interpeller à la sortie d’un magasin par Kate (Alexis Bledel), une jeune policière. Selon ses informations, sa description correspond à celle d’un violeur en série. Benoît confirme son identité à l’aide de son passeport. La policière lui transmet ses excuses et ils se séparent. Le soir venu, alors que Benoît est seul, Kate vient frapper à la porte de sa chambre. Il lui ouvre sans savoir que sa vie va basculer pour toujours.

Réalisateur : Noël Mitrani | En salles le 5 août 2011 (Les Films Séville)

The Kate Logan Affair est un suspense efficace qui joue sur la manière dont des faits peuvent être perçus. Il y a, de l’intérieur, l’histoire de Kate et de Benoît qui se déroule devant nous et, de l’extérieur, tous les personnages secondaires (les policiers, la femme de Benoît) qui tentent de reconstituer ce qui s’est réellement passé. Au fil du récit, la santé mentale de Kate est remise en question. Toute l’intrigue prend forme à cause d’un événement anodin : l’arrestation de Benoît par la policière. A-t-elle vraiment reconnu en lui un violeur ? Cette histoire est-elle inventée ? Personne ne le sait. Malgré lui, le spectateur prend un malin plaisir à voir le personnage de Benoît s’enfoncer dans un piège qui semble si évident, mais espère toutefois qu’il réussira à s’échapper avant qu’il ne soit trop tard. Dans ce film, Noël Mitrani s’amuse à brouiller les pistes. Même si cela fonctionne moins bien dans la dernière partie, l’atmosphère qu’il réussit à créer tient la route autant dans les lieux dépeints que dans l’interprétation des acteurs.

Par Miryam Charles
http://www.cinefilic.com/2011/08/kate-logan-affair-laffaire-kate-logan.html

"Dans le vif de l’action", Métro Montréal, 4 août 2011

Noël Mitrani signe son deuxième long métrage The Kate Logan Affair En vedette : l’Américaine Alexis Bledel

Pour son deuxième long métrage, Noël Mitrani a voulu faire un film d’action. Mais pas nécessairement au sens où on pourrait l’imaginer : «Quand on pense film d’action, ça évoque toujours quelque chose d’un peu bête, alors que c’est un gros défi d’écriture de faire passer le sens par l’action plutôt que par les mots», assure le réalisateur.

The Kate Logan Affair commence par la rencontre fortuite entre un cadre français qui travaille dans les assuran­ces (Laurent Lucas), débarqué dans une petite ville cana-dien­ne anglophone pour un congrès, et une jeune policière (Alexis Bledel) qui le confond avec un violeur recherché.

De ce malentendu naîtra une aventure, laquelle aboutira sur des conséquen­ces insoup­çonnées. «J’avais envie de dire qu’il faut se méfier de ce qui semble stable. Selon moi, la rencontre de choses stables peut créer l’ins­tabilité, comme dans le cas d’un choc de plaques tectoniques», expli­que le cinéaste.

C’est le personnage de la policière que Noël Mitrani a d’abord imaginé. «J’avais très envie de faire le portrait d’une jeune femme, entre la fin de l’adolescence et le début de l’âge adulte, relate-t-il. Et je trouvais intéressant de mettre en scène un personnage aussi immature dans une fonction importante, qui lui confère beaucoup de pouvoir.»

Lorsque Noël Mitrani a rencontré Alexis Bledel, celle-ci lui est apparue comme l’actrice tout indi­quée pour le rôle. «Avec Gilmore Girls, elle s’est bâti une image de fille très gentille, très calme, et je ne voulais justement pas une comédienne qui évoquerait la folie ou l’inquiétude», explique le cinéaste, qui a voulu montrer qu’il ne faut pas toujours se fier à la fonction de quelqu’un pour juger de sa droiture.

«Depuis 2001, au nom de la sécurité des gens, tout est permis, rappelle-t-il. Je ne dis pas que tous les policiers sont des bourreaux, mais il faut faire attention. Ce n’est pas parce qu’il existe potentiellement du danger qu’il faut donner carte blanche à la police. Personne n’a le monopole de la violence. Le mal peut venir de partout.»

Pour fragiliser
Bien que Noël Mitrani soit franco­phone, plusieurs raisons l’ont poussé à tourner son deuxième film en anglais. Le réalisateur voulait retravailler avec son ami Laurent Lucas (Sur la trace d’Igor Rizzi), mais voulait rendre celui-ci moins stable, dit-il.

«C’est un acteur très solide et j’ai trouvé que ça serait intéressant de le déstabi­liser en le faisant parler en anglais, une langue qu’il ne maîtrise pas très bien.» Du reste, le cinéaste croit que l’anglais est particulière­ment adapté au cinéma : «Ça permet des dialo­gues très informatifs.

Le français est une très belle langue litté­raire, mais je trouve que le cinéma en français est souvent un peu inconfortable, à cause de cette musique des mots.»

Par Jessica Émond-Ferrat
http://www.journalmetro.com/Culture/article/934853--dans-le-vif-de-l-action-avec-the-kate-logan-affair

"The Kate Logan Affair: une bière de trop", La Presse, 30 juillet 2011

Elle est policière. Il est cadre dans l'assurance. Elle est célibataire. Il est marié. Ils se plaisent et passent la nuit ensemble. Pour Kate et Benoît, personnes belles et intelligentes qui se croient responsables, cette histoire d'adultère devrait être sans conséquences. Sauf que le destin frappe. Mais n'allez pas dire au réalisateur Noël Mitrani que le destin est synonyme de malchance. Il est tout autant affaire de choix, argue-t-il. Rencontre.

Les gens heureux, beaux, stables, diplômés et avec un bon emploi sont sans histoire. Faux, faux et encore faux. Pour quiconque prend des risques, il y a danger de chute dans le chaos.

C'est le cas de Benoit Gando (Laurent Lucas), cadre français dans une grande entreprise d'assurances. Un jour, en congrès au Canada, il est injustement arrêté par Kate Logan (Alexis Bledel), jeune policière qui le confond avec un violeur en série. Le temps de vérifier son identité, elle multiplie les excuses et le libère.

Quelques heures plus tard, au hasard d'une rencontre, Kate propose à Benoît d'aller prendre une bière dans le bien nommé bar Crocodile. Pour l'un comme pour l'autre, c'est le début d'une descente aux enfers au bout de laquelle Benoît connaîtra un destin tragique. Et qui laissera sa femme Valérie (Noémie Godin-Vigneau) avec plus de questions que de réponses.

Lorsque le film fut présenté aux Rendez-vous du cinéma québécois, une dame assise près du réalisateur Noël Mitrani (Sur la trace d'Igor Rizzi) lui a demandé quand cette histoire avait réellement eu lieu.

«Pour moi, c'est le plus beau des compliments. Car le cinéma sert à recréer la vérité. On veut écrire la vérité, quitte à la tordre», dit le réalisateur, rencontré cette semaine. Or, ici, la vérité explorée est que le malheur ne frappe pas uniquement une classe de la population, une catégorie de gens.

«Ce ne sont pas uniquement des gens instables qui créent des choses instables, défend le réalisateur. Ici, la rencontre de deux personnes provenant d'un milieu équilibré engendre un immense confusion.»

Si un jour, le chemin de Benoît croise celui de Kate, c'est parce que ce dernier a brisé le lacet d'un de ses souliers. Cet événement anodin engendre un effet domino funeste. On croirait ici une savante application du battement d'ailes du papillon qui provoque une tempête à l'autre bout de la Terre. Pas exactement, intervient le réalisateur.

«Le destin est influencé par des choix que nous faisons, dit Mitrani. Il y a toujours une part de choix, de décisions dans le destin. Et si mon personnage masculin connaît un sort tragique, c'est parce qu'il prend une série de mauvaises décisions.»

En effet, Benoît, bonne pâte, mari fidèle jusque-là, succombe au chant des sirènes. Et quand son infidélité risque d'être dévoilée, il est prêt à avaler toutes les couleuvres que lui sert Kate.

Mythomane et insécure

Tout un personnage que cette Kate. Femme-enfant, elle cherche à combler son vide par la manipulation. Elle ne recule devant rien pour atteindre ses objectifs.

«Kate n'aime pas la vie telle qu'elle est, dit Noël Mitrani. Elle est mythomane, insécure et elle a peur du jugement des autres. Elle aime donner une belle image d'elle-même, car elle n'a pas cette impression d'avoir une belle image.»

Pour interpréter ce personnage complexe, Mitrani a fait appel à l'actrice américaine Alexis Bledel, bien connue pour son rôle de Rory dans Gilmore Girls.

Au moment du tournage (octobre 2009), Bledel avait à la fois l'âge et le physique pour interpréter Logan. «Kate est frappée d'une immaturité presque maladive, dit Mitrani. Elle est dans cette période de quelques mois entre adolescente et femme où l'on cherche qui on veut être. Alexis correspondait parfaitement à ce que je voulais représenter. Si nous tournions le film aujourd'hui, elle ne pourrait jouer ce rôle.»

Français d'origine vivant au Québec depuis six ans, Mitrani a volontairement tourné le film en anglais. Parce que cette langue se prêtait mieux à son propos. «Je ne voulais pas de belles phrases, dit-il. Le français est une langue très littéraire. Mais les belles et grandes phrases ne sont pas nécessairement faites pour le cinéma. J'ai une obsession des dialogues simples. Je peux passer de longues heures là-dessus.»

Par André Dushesne

http://moncinema.cyberpresse.ca/nouvelles-et-critiques/entrevues/entrevue/15243-ithe-kate-logan-affairi-une-biere-de-trop.html